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Conférence de presse du 31 mars 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying


2021-03-31 12:14

Sur l’invitation du Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée Chung Eui-yong effectuera une visite en Chine les 2 et 3 avril.

Actuellement, les relations entre la Chine et la République de Corée se développent dans d’heureuses conditions. Cette année et l’année prochaine seront l’Année des échanges culturels Chine-République de Corée, et l’année prochaine marquera également le 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Les relations bilatérales voient devant elles une opportunité importante de développement approfondi. La Chine entend travailler avec la République de Corée pour mettre en œuvre le consensus important atteint entre les deux Chefs d’État à travers cette visite, renforcer la communication stratégique, approfondir la coopération pragmatique et faire progresser continuellement le partenariat stratégique Chine-République de Corée.

Hua Chunying : Le Département d’État américain a publié le 30 mars les Rapports 2020 par pays sur la situation des droits de l’homme dans le monde, accusant le gouvernement chinois de « génocide » au Xinjiang et critiquant arbitrairement la politique chinoise sur la gouvernance du Xinjiang. Ce matin, de nombreux médias chinois ont demandé la position chinoise auprès du Bureau des porte-parole du Ministère des Affaires étrangères. Pour mieux exposer la position chinoise, j’ai demandé spécialement à mes collègues de préparer un diaporama pendant leur pause déjeuner. (On commence à projeter le diaporama.)

Le soi-disant « génocide » commis par la Chine est un mensonge monstrueux violant le droit international. Le génocide est universellement considéré comme un crime international grave. Ce concept est né dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale pour décrire « la destruction d’une nation ou d’un groupe ethnique ». En décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide qui a défini clairement le crime de génocide. Dans la convention, le génocide s’entend des « actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe spécifique ». Sur le plan objectif, il faut prouver qu’il y a eu commission des actes spécifiques stipulés dans la Convention. C’est la condition la plus élémentaire pour déterminer un génocide. Les preuves et éléments concernés nécessitent un « niveau élevé de certitude » et « une conviction pleine ». Sur le plan subjectif, il faut prouver qu’il y a une intention spécifique de « détruire en tout ou en partie un groupe spécifique ». C’est un élément critique pour la détermination du génocide. L’intention spécifique doit être spécifiquement et clairement démontrée et prouvée. Par conséquent, une détermination de génocide doit résulter de l’application d’une procédure juridique rigoureuse et faisant autorité. Elle doit être en mesure de résister à l’examen des faits et à l’épreuve du temps. Aucun État, organisation ou individu n’est qualifié ni autorisé à déterminer arbitrairement qu’un autre pays a commis un « génocide ». Dans les relations internationales, aucun pays ne doit utiliser cette accusation comme une étiquette politique pour répandre des rumeurs et commettre des manipulations malveillantes.

Les États-Unis, en se basant sur des mensonges et de fausses informations concoctés par une poignée de forces antichinoises, ont affirmé de façon démesurée qu’il y avait un génocide au Xinjiang. C’est le mensonge le plus absurde du siècle, une insulte et une atteinte extrêmes au peuple chinois, et une violation grave du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales.

Il a été prouvé depuis longtemps par un grand nombre de faits que les soi-disant rapports d’enquête cités par la partie américaine pour faire du battage médiatique n’étaient que de fausses informations fabriquées et inventées par des extrémistes antichinois, à savoir Adrian Zenz et ses semblables, et que les quelques prétendus « témoins » n’étaient que des « acteurs » formés à leur profit, tandis que les médias concernés y ont joué un rôle de « haut-parleurs » et de « diffuseurs de mensonges ». Leurs spectacles maladroits peu crédibles ont été dénoncés et réfutés par le Xinjiang et de nombreuses personnalités étrangères, y compris celles aux États-Unis, par divers moyens.

Le soi-disant « génocide » est une calomnie de la politique ethnique chinoise et des réalisations du développement du Xinjiang. La Chine est un pays multiethnique uni, où les droits et intérêts légaux de toutes les ethnies minoritaires sont pleinement protégés conformément à la Constitution et à la Loi sur l’autonomie régionale des minorités ethniques, et où les relations d’égalité, de solidarité, d’entraide et de bonne entente entre les différents groupes ethniques sont bien préservées. On peut dire sans aucune exagération que la politique chinoise à l’égard des minorités ethniques est bien meilleure et plus juste que celle des États-Unis, et que les minorités ethniques en Chine jouissent de bien plus de bonheur, d’égalité et de dignité que celles des États-Unis. Il est extrêmement absurde pour les États-Unis de concocter de façon répétée des mensonges jusqu’à ceux sans aucun fondement tels que le « travail forcé » et le « génocide » ! La politique du planning familial de la Chine est appliquée avec une plus grande souplesse aux minorités ethniques qu’aux Han, permettant un taux de croissance démographique plus élevé des minorités ethniques par rapport à la moyenne nationale depuis toujours. Au cours des plus de 40 années passées, la population ouïgoure au Xinjiang est passée de 5,55 millions à 12,8 millions, l’espérance de vie y est passée de 30 à 72 ans en l’espace de six décennies. Y a-t-il quelqu’un qui a vu ce genre de « génocide » ? Pour aider les habitants à se débarrasser de la pauvreté grâce à l’emploi, le gouvernement du Xinjiang à tous les niveaux les a aidés à trouver des emplois en dehors de la région en respectant pleinement leur volonté, afin de leur donner une meilleure vie avec des revenus plus élevés. Y a-t-il quelqu’un qui a vu ce genre de « génocide » ? Au Xinjiang, la plus grande partie du coton est maintenant récoltée mécaniquement. Pendant la saison de récolte du coton, les travailleurs migrants des provinces comme le Henan et le Sichuan se rendent au Xinjiang pour la cueillette. Y a-t-il une différence entre eux et les Américains travaillant dans d’autres États ou les travailleurs saisonniers européens dans le vignoble en automne ?

En tant que grand pays, les États-Unis, au mépris des faits démontrant que le Xinjiang jouit de la sécurité, de la prospérité et du développement et que les 25 millions d’habitants de tous les groupes ethniques de la région vivent en harmonie et solidarité, ont arbitrairement collé l’étiquette du « génocide » sur la Chine en se fondant seulement sur les récits de quelques faux chercheurs et faux témoins. Cela ne fait que révéler davantage leur hypocrisie derrière tous les propos sur l’État de droit et les règles, et sert de preuve supplémentaire de leur conspiration stratégique tentant de créer une soi-disant question du Xinjiang pour contenir le développement de la Chine. Comme l’a avoué Lawrence Wilkerson, Chef de cabinet de l’ancien Secrétaire d’État américain Colin Powell qui a participé à la fomentation de la Guerre en Iraq, la soi-disant question ouïgoure du Xinjiang n’est rien d’autre qu’une conspiration stratégique américaine pour fomenter des troubles en Chine et contenir la Chine de l’intérieur sur le long terme. C’est tout comme ce que les États-Unis et certains de leurs alliés ont fait à l’Iraq et à la Syrie. Mais cela ne fonctionnera jamais en Chine.

Maintenant, les États-Unis lancent de façon agressive des accusations frénétiques contre le Xinjiang de la Chine et collent à tort l’étiquette sur le Xinjiang, ce qui est, en fait, le reflet de leurs propres crimes et péchés commis dans le passé.

On n’a pas besoin de rappeler le génocide d’Amérindiens pendant la conquête de l’Ouest et les crimes de la traite des noirs qui ont été tenus dans l’esclavage dans l’histoire américaine. On n’a pas non plus besoin de mentionner les attaques lancées sous prétexte de lutte antiterroriste par l